- 05 juin
- Expériences immersives dans la forêt
- Spectacles et œuvres artistiques
- Thème écoute des vivants
- De nuit
- De jour
Soirée immersive en forêt de Concors
Le 5 juin 2026 à Jouques, la ferme du Catalan et les Ateliers Ricochets vous embarquent pour une balade nocturne en forêt. De chêne en chêne, nous vous invitons à découvrir un sentier pas comme les autres : un jeu de piste artistique à ciel ouvert !
Pour inaugurer ce Sentier des Ravaudeurs : les contes de Clément Goguillot, la harpe mélodieuse d’Ambre Quinchon, du Land Art et, si vous êtes chanceux, quelques créatures sauvages. Entre chien et loup, venez découvrir ce qui se passe quand une forêt devient un terrain de jeu sensible, à l’écoute du vivant .
Une exposition des dessinatrices des Ateliers Ricochets sera également présentée à cette occasion.
Verre de l’amitié en clôture.
Lieu : https://maps.app.goo.gl/53rrUNHyPLcx3xV67
Sur inscription : https://www.helloasso.com/associations/les-ateliers-ricochets/evenements/nuits-des-forets-decouverte-du-sentier-des-ravaudeurs-jouques
Parcours en forêt – prévoir des chaussures adaptées, une lampe torche ou frontale.
- 05 juin
- de 19h30 à 22h00
Il n'y a pas de cours d'eau mais les pluies torrentielles associées aux pentes créent spontanément des rus qui finissent par s'infiltrer dans le réseau karstique sur les zones plates.
De nombreuses espèces animales trouvent refuge dans cette forêt, nous nous concentrerons ici sur quelques espèces d'oiseaux qui se sont établies dans des nichoirs installés par les agriculteurs ces dernières années :
Au niveau des mammifères, on peut citer le lièvre, le lapin de garenne, le renard, le blaireau, la fouine, la martre et le sanglier. Avec le phénomène de déprise agricole depuis le début de la première révolution industrielle, le paysage s'est peu à peu transformé avec un déboisement important. Cet enfrichement a permis à certaines espèces de s'installer sur le territoire comme le chevreuil, le bouquetin...
D'autres espèces comme le daim, le cerf élaphe, le mouflon de Corse et le mouflon à manchettes doivent leur introduction à l'homme. Certains individus élevées en captivité dans de grands domaines de chasse se seraient échappés et adapter à ces conditions naturelles puisqu' il est de plus en plus fréquent de les observer.
La genette, petit félin originaire d'Afrique du Nord se serait aussi bien adaptée à l'environnement naturel.
Le sentier artistique est exclusivement situé sur le domaine des Catalans, dont la bâtisse principale est une ferme fortifiée construite au XVIIème siècle. Le domaine se nomme “le Catalan” d’où serait originaire le premier propriétaire. On estime qu'une quarantaine d’hectares étaient cultivés avec des plantations d’oliviers, d’amandiers et des grandes cultures.
Aujourd’hui, Philippe et Magalie occupent cette ferme qu’ils ont rénovée et transformée en chambre d’hôtes. Les terrasses sont cultivées en PPAM (plantes pharmaceutiques, aromatiques et médicinales) en label biologique.
Le domaine forestier de la ferme du Catalan est exemplaire dans sa manière de penser les interfaces entre les espaces agricoles et les espaces boisés. Les parcelles cultivées sont à échelle humaine, les haies et les restanques sont valorisées, différents dispositifs (mare, nichoirs) sont implantés pour encourager la biodiversité.
Surtout, il y a des chênes centenaires majestueux sur le domaine. Deux d’entre eux sont bien connus des marcheurs du coin. Le chêne au Cerf (aussi connu comme le chêne des allemands) et le chêne au Banc. Le chêne au Cerf est mort des suites d’un stress hydrique prolongé il y a deux ans.
On rêve d’une forêt qui ne soit plus seulement un décor ou un espace à protéger “en théorie”, mais un lieu fréquenté avec attention, curiosité et attachement. Une forêt racontée par des œuvres, des récits, des gestes ; où l’on apprend autant par l’émotion que par la connaissance.
Nous rêvons que les œuvres naissent en résidence, au contact direct du milieu, en dialogue avec des forestiers, des naturalistes, des habitant·es. Que ces créations deviennent des points d’ancrage pour transmettre autrement : des savoirs sensibles, accessibles, qui donnent envie de prendre soin.
On rêve aussi de retisser du lien social autour de la forêt : faire se rencontrer des publics qui ne se croisent pas, proposer des expériences collectives, créer des souvenirs communs. Que ces projets deviennent des prétextes pour se rassembler, expérimenter, et réinventer notre manière d’habiter un territoire.
En somme, une forêt vécue, partagée, comprise et profondément aimée